Comme le prévoyait Charles Nicolle
dès 1930, " Il y aura des maladies infectieuses
nouvelles
qui apparaîtront comme Minerve apparut, sortie tout
armée du cerveau de Jupiter
Pour qu'on la reconnaisse plus vite,
il faudrait que l'infection nouvelle soit
douée d'un pouvoir
marqué de contagiosité, telle autre fois la syphilis à
son débarquement en Europe " (Naissance,
vie et mort des maladies infectieuses [424]).
Nombre de nouvelles
maladies sont apparues depuis, particulièrement au cours de ces deux
dernières décennies.
Certaines sont provoquées par des micro-organismes jusqualors
inconnus des scientifiques.
D'autres résultent de variants d'agents pathogènes connus, souvent
promus par la pression de sélection iatrogène.
Le phénomène mondial d'émergence nous permet de mesurer
l'étendue de notre ignorance, et la nécessité d'accroître
sérieusement nos capacités de veille.
Maladies
émergentes et ré-émergentes
" Une maladie est dite "émergente"
lorsque son incidence humaine s’est accrue durant les deux dernières
décennies, ou qu’elle est en passe de s’accroître dans un avenir
proche. "
Cette définition purement épidémiologique, inclut indifféremment
la mise en évidence de "nouvelles" maladies avec de "nouveaux" germes
pathogènes, et la réapparition ou la résistance au traitement
de maladies déjà connues.
Aucune règle précise n’existe pour juger l’évolution
de l’incidence.
Il est donc plus avisé de parler d’ "émergence, ou de ré-émergence,
potentielle".
Le concept d"Emerging infectious disease"
a été lancé par S. Morse, en 1989, lors d'une conférence
portant sur les virus apparus récemment dans le monde.
J. Lederberg (Prix Nobel de Médecine, 1958) a largement participé
à le faire connaître.
Le phénomène n'est cependant pas récent, puisqu'il date
probablement du commencement de l’humanité il y a 10 000 ans.
Depuis des siècles, l’homme a compris que certaines maladies infectieuses
pouvaient apparaître ou réapparaître. Depuis longtemps
il cherche à en comprendre les raisons. Toutefois les sociétés
oublient, voire négligent, que les agents infectieux s’adaptent et
évoluent en fonction des modifications de leur écosystème.
Dans les années 60, notre suffisance
nous avait même fait imaginer que nous pouvions en venir à bout
[239]. Cependant les maladies infectieuses demeurent, encore à
ce jour, la première cause de mortalité dans le monde. 
Selon le Rapport OMS de 1998, les maladies infectieuses constituent, en effet,
la cause de 43% des décès dans les pays pauvres, contre seulement
1% dans les pays riches. Parallèlement, le phénomène
des émergences paraît s'accélérer [399].
Une trentaine a été identifiée depuis les années
80. (Mortalité
des maladies infectieuses aux Etats-Unis au 20e siècle. Armstrong,
et al. JAMA 1999;281:61-66).
Adaptation
des agents pathogènes
Comme
tous les êtres vivants, les bactéries ont constamment besoin
de s'adapter à leur environnement pour survivre. La modification de
leur génome, ou la modulation de leur expression de gènes, se
produit grâce à l'insertion ou la transposition d'éléments
d'ADN. L'acquisition de gènes est fréquente, en particulier
ceux de résistance aux antibiotiques, sous la pression de sélection.
Les agents pathogènes transmis par les tiques n'échappent
pas à la règle, notamment les Borrelia. Le petit chromosome
linéaire de B.burgdorferi (de 950 Kilobases) est associé
à 9 plasmides circulaires et 12 linéaires. Ces plasmides
codent les protéines de surface (osp A, B, C) dont on connaît
l'importance dans l'immunité et la pathogénie de la maladie.
L'expression de ces gènes varie en fonction du type d'hôte et
de la température de son sang. Ce qui permet à la bactérie
d'échapper plus longtemps aux défenses de l'hôte.
Les arbovirus transmis
par les tiques européennes s'adaptent encore beaucoup plus rapidement.
Ce sont tous des ribovirus. Contrairement aux virus à ADN, leur polymérase
ne corrige pas les erreurs de réplication, de ce fait leur taux de
mutation est multiplié par 300. Ces mutations se répétant
à chaque cycle réplicatif, les ribovirus explorent rapidement
toutes les possibilté d'évolution et conservent en permanence
un génotype optimal [253]. De ce fait, ils montrent
une aptitude bien supérieure à franchir la barrière despèces.
Barrière
d'espèce
La barrière d'espèce se définit
comme la "difficulté ou l'impossibilité pour un agent
infectieux de se transmettre dune espèce à une autre"
(en raison des différences existant entre espèces). Elle
est liée à la spécialisation d'agents infectieux, adaptés
pour s'attaquer à une ou quelques espèces seulement.
Cependant d'autres agents infectieux généralistes
sont capables de franchir la barrière d'espèce. Une mutation
imprévisible suffit, modifiant leur pouvoir de réplication et
leurs effets pathogènes chez un hôte différent.
La prétendue barrière despèce, sensée
nous protéger des virus issus du monde animal, domestique ou sauvage,
apparaît de plus en plus comme un concept (C. Chastel).
Notre ignorance du contexte nous expose à de graves dangers.
Il n’existe malheureusement
aucun moyen de prédire les prochaines émergences, ni de préjuger
de leur importance. Une émergence pouvant être plus ou moins
localisée géographiquement, sporadique ou épidémique,
la surveillance doit être globale et constante, et les investigations
doivent débuter dès l’identification du premier cas.
D'où la nécessité d'assurer
une veille sanitaire non seulement chez l'Homme, mais également
en amont, dans les populations animales, en faisant appel aux spécialistes
de l'épidémiologie animale et à la surveillance active
des animaux " sentinelles ". (Communiqué de l'Académie
Nationale de Médecine, 2003, Les
zoonoses émergentes).

Parmi
les 1415 pathogènes recensés chez lhomme, 61% peuvent
être à lorigine de zoonoses [300]. Dans
la majorité des cas , les agents pathogènes ont
franchi la barrière d'espèce. Onze des
12 dernières maladies infectieuses émergentes dans le monde
sont de source animale. Pour cette raison nous devons travailler sur les relations
existant entre les systèmes
de santé humain et animal" Julie Gerberding, MD Director,
CDC News Conference 2004.
Qu'elles soient émergentes ou non, ces zoonoses mettent
en jeu un agent pathogène, un hôte, un environnement donné.
Toute la difficulté pour l’épidémiologiste consiste à
comprendre pourquoi, et comment, ces trois paramètres changent ; le
plus souvent en fonction d’un seul. Certains facteurs influençant ces
changements évoluent, mais la majorité d’entre eux reste constante.
Quelquefois d’infimes modifications de l’environnement peuvent avoir des conséquences
catastrophiques dans un contexte global. Les maladies à Filovirus,
le SIDA ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob en constituent d’excellentes illustrations.
Les
agents pathogènes peuvent évoluer de façon progressive
aussi bien que par sauts qualitatifs rapides. Quoi qu'il en soit, leur souplesse
dadaptation et leur rapidité d'évolution sont beaucoup
plus rapides que celles de leurs hôtes vertébrés. Certains
virus appartenant à une même famille sont capables d'échanger
des gènes lors de co-infections. Les virus chimères qui en résultent
pouvant quelquefois être très virulents et adaptés à
de nouveaux hôtes, comme on le redoute pour la grippe aviaire.
L’hôte
spécifique est habituellement neutre, c’est-à-dire qu’il n’est
que rarement malade. En effet, durant la longue co-évolution, l’agent
pathogène parasite a eu tout intérêt à laisser
survivre son hôte, sous peine de disparaître à son tour.
À long terme, avec la tendance à la coadaptation, l’hôte
a acquis une résistance à la maladie ; de son côté,
le parasite s’est doté de facteurs d’atténuation et d’une survie
plus longue chez son hôte, pour améliorer ses chances de transmission.
Les
arthropodes et les petits mammifères constituent un réservoir
très important de zoonoses émergentes. Ils sont la source de
nombre considérable d’agents pathogènes de culture difficile,
qui n’ont été décrits que récemment grâce
aux progrès des techniques de laboratoire.
Il est très probable que d’autres restent à découvrir.
La contamination se fait habituellement par voie respiratoire ou par l’entremise
d’un arthropode vecteur.
L'environnement.
Dans le cas des maladies vectorielles à tiques, il semble que l’émergence
des pathologies soit consécutive à une reforestation intensive
favorisant la prolifération des cervidés, des micromammifères
et des tiques. Le contexte actuel de retour à la nature des citadins
a ramené l'Homme au contact du vecteur. Cependant d'autres facteurs
plus subtiles interviennent; par exemple, en modifiant la production d'aliments
qui autorisent la prolifération des hôtes (climat, parasites
de végétaux [234,235]), ou en défavorisant
la biodiversité qui a un "effet de dilution" et limite la
prévalence d'un agent pathogène chez le vecteur [235].
À lui seul, le concept de maladie émergente ne permet pas de caractériser les conséquences médicales, vétérinaires ou économiques que peut avoir l'apparition d'une pathologie jusqu'alors inconnue. Il est en effet difficile de prévoir le devenir d'une maladie qui émerge. Risque-t-elle de provoquer des millions de morts, comme la grippe espagnole ou le sida, ou tout juste quelques dizaines de cas comme la pneumonie des Navajos survenue aux États-Unis en 1993 ?
Pour anticiper sur ce que
C. Nicolle appelait les maladies d'avenir, il faut être capable
d'évaluer l'impact d'une maladie émergente en termes de santé
publique.
C'est pour cette raison que C. Chastel a introduit le concept de réussite
émergentielle, afin de hiérarchiser les risques, et de permettre
ainsi aux autorités sanitaires d'adopter les décisions les plus
adaptées à l'intensité du risque [240].
Concept
de réussite émergentielle [420]
Les maladies émergentes résultent en majorité du franchissement
de la barrière d'espèce. Le plus souvent, la transmission de
l'agent pathogène à un nouvel hôte s’avère inefficace.
Cependant, lorsque l’infection survient, elle peut donner lieu
à une extension épidémique.
La réussite émergentielle de la maladie, dépend
de son aptitude à se propager dans le temps et l'espace.
Ainsi on peut distinguer différentes catégories d'émergences :
Ce classement doit constamment être
révisé en fonction des informations recueillies sur le terrain.
Ces dernières années, les virus West Nile et Monkeypox ont réussi
leur implantation sur le continent américain. Les virus de la vallée
du Rift, Chikungunya ou le virus du Sars, en forte flambée
expansionniste, se présentent comme des virus à fort potentiel
de réussite...
De nombreuses autres émergences, plus insidieuses, demeurent encore
plus ou moins méconnues.
Certaines sont présentes sur notre territoire national.
D'autres sont en passe de nous arriver. C'est précisément le
cas pour certaines maladies vectorielles.
Des
maladies vectorielles à moustiques ![]()
À lui seul, l'été 2006 a vu l'émergence de la
fièvre catarrhale ovine (FCO ou Bluetongue, BTV sérotype 8)
chez les bovins du nord-est de la France, et la réapparition du paludisme
en Corse.
Fin
2007, l'expansion du sérotype 8 concernait outre la France, la Belgique,
les Pays-Bas, le Luxembourg et l'Allemagne.
À cette date, le virus a émergé en Grande-Bretagne, en
Suisse et au Danemark.
Les conditions paraissent maintenant réunies pour que son émergence
se déclare dans la partie est de l'Europe [514].
Le BTV est un Orbivirus de la famille des Reoviridae, il possède un génome ARN composé de 10 segments. Vingt quatre sérotypes sont connus, dont 5 constamment présents autour du bassin méditerranéen. Dans l'est de la France, le vecteur serait Culocoides dewulfi, qui appartient aussi au complexe de C. obsoletus. Il est cependant plus rustique que C. imicola, vecteur des BTV sérotypes 2 et 4 cantonnés au pourtour méditerranéen [400]. La probabilité de rencontre du sérotype 8 avec ceux prévalant sur le pourtour méditerranéen se précise. Le risque de réassortiment est démontré, il est même extrêmement important si l'on considère que le génome très segmenté du BTV [515].
Le risque d'extension
de la FCO est donc étroitement lié à la présence
des espèces de Culicoides appartenant aux complexes de C.
obsoletus ou C. pulicaris.
Toutefois d'autres Orbivirus se sont
adaptés au vecteur tique, plutôt qu'au moustique, grâce
à des protéines de surface différentes [516].
D'ailleurs, le BTV est proche d'autres virus, tels que le CFV, Eyach ou autres
Kémérovo, Reoviridae vectorisés par des tiques.
Il est même prouvé qu' Ornithodoros coriaceus possède
la capacité de le transmettre après s'être infecté
naturellement sur des moutons [517].
Le premier cas de réapparition
du paludisme autochtone corse du mois de septembre (à Plasmodium
vivax) concrétise la remontée d'Anopheles labranchiae
et d'A. saccharovi. Ces moustiques ont été repérés
par l'IRD dès 1996 ; cependant l'enquête diligentée par
l'InVS de 1999 à 2002 avait conclu à un "risque minime
de réintroduction"... [401].
Des
maladies vectorielles à tiques
Les insectes ne sont pas les seuls arthropodes à étendre
leur aire de répartition à
la faveur du réchauffement climatique. Dans l'Ancien Monde comme dans
le Nouveau, les tiques de toutes
espèces remontent aussi vers le nord, tant Ixodes ricinus, que
les Dermacentor sp ou Rhipicephalus sanguineus...
Toutes ces espèces sont vectrices d'agents pathogènes qui leurs
sont propres.
Parmi ceux-ci, les agents de la borréliose de Lyme, de l'anaplasmose
humaine, des rickettsioses, des arboviroses, des babésioses…
Ces pathologies transmissibles n'étant
pas contagieuses, elles n'occasionnent que des émergences à
potentiel de réussite limité.
Dépourvues de risque épidémique, elles n'en menacent
pas moins constamment une importante population à risque, à
chaque retour du printemps...

De nombreux agents pathogènes peuvent être
transmis par la morsure des tiques : Anaplasma, Borrelia, Coxiella,
Babesia, Bartonella, Ehrlichia, Francisella, Rickettsia...
et des arbovirus dont on ne connait encore que peu de choses.
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De multiples facteurs contribuent à l’émergence des zoonoses, certains sont d’origine naturelle, mais dans leur grande majorité, ces facteurs sont, directement ou indirectement, d’origine anthropique [242] :
Les raisons qui contribuent à l’augmentation du nombre des émergences sont également très nombreuses :
La reconnaissance d’une émergence suppose la réalisation d’un ensemble de conditions :
Confirmer
l’émergence d’une maladie infectieuse revient donc d’abord à
établir un lien de causalité entre le premier cas clinique et
l’agent pathogène. Ce qui ne va pas sans difficulté lorsqu’il
s’agit d’une pathologie inhabituelle, et qu’il faut trouver le laboratoire
compétent pour identifier cet agent pathogène particulier. L'apparition
d'un agent pathogène non encore identifié pose un problème
encore bien plus complexe, puisqu’il n’existe même pas de moyen de diagnostic ;
il faut alors faire appel à techniques nouvelles de culture et à
la biologie moléculaire. L’histoire de Bartonella henselæ
montre que la chance tient aussi une place importante dans la découverte…
Voir aussi : L'alerte
sanitaire en France. Principes et organisation. Rapport d'un groupe de travail
de l'Institut de veille sanitaire. Version préliminaire. Mai 2005.
http://www.bdsp.ehesp.fr/fulltext/show.asp?Url=/Invs/Rapports/2005/rapport_prsp.pdf
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"La science est une, et c'est l'homme
qui, en raison de la
faiblesse de son intelligence, y établit des catégories ".
Louis Pasteur
L’enquête
épidémiologique conditionne la qualité de la réponse
à l’émergence. Elle a pour but de comprendre précisément
le contexte épidémiologique et de mesurer l’importance de la
maladie, afin d’entreprendre la prophylaxie la plus efficace possible.
Elle suppose une approche multidisciplinaire associant tous les spécialistes
concernés : biologistes, écologistes, entomologistes, épidémiologistes,
géographes, mammalogistes, mathématiciens, médecins,
ornithologues, vétérinaires…
Définition des priorités dans le domaine des zoonoses non alimentaires
2000-2001, réalisée par l'InVS vient d'aboutir. Cette enquête
a permis d'établir un programme de surveillance prioritaire, publié
en février 2007 :
Etat
davancement des actions dans le domaine des zoonoses non alimentaires
après la démarche de définition des priorités
de 2001.
Dans le domaine des maladies à tiques, la hiérarchisation des
questions se résume hélas à ne conserver que:
la
maladie de Lyme comme "maladie prioritaire",
l'encéphalite
à tiques, la fièvre Q et la tularémie comme "maladies
importantes"...
Contexte
de l’épidémie
La compréhension du contexte épidémique nécessite le recueil le plus précis possible des informations concernant :
è l’évolution de la maladie dans le temps et l’espace,
è la géographie physique (climat, réseau hydrographique, forêts…),
è la géographie humaine (démographie, habitat, habitudes alimentaires…),
è les conditions favorisantes :
- cause infectieuse ou non,
- mode de contamination direct : d’homme à
homme,
- indirect : par voie digestive surtout :
aliments contaminés, mains sales,
- transmission par voie cutanée, sans notion
de contagion, par arthropodes vecteurs notamment.
è La réceptivité du sujet en fonction de l’âge, de son sexe, de son immunité, de son mode de vie ou de sa profession.
La mesure de l’importance et de la répartition géographique de la maladie requiert le dépistage de l’agent pathogène dans la nature, par le biais de l’étude :
- des hôtes intermédiaires
et de leur éthologie,
- des réservoirs,
- de l’écobiologie,
- des conditions favorisantes.
Les possibilités techniques et les
moyens d’intervention actuels permettent d’envisager de nombreuses actions.
Cependant le coût particulièrement élevé de ces
interventions limite le nombre d’interventions possibles. Ce qui impose donc
de réaliser des choix en fonction des priorités sanitaires,
du taux de mobi-mortalité, des chances de succès d’une campagne
d’intervention [243].
Pour plus d'information, on se rapportera à :
"Virus
émergents vers de nouvelles pandémies ?" [420]
"Maladies
émergentes et réémergentes chez lhomme"[421]
"Les
pathogènes émergents, la veille internationale et le Règlement
sanitaire international (2005)" [422] (Volume 36, issue
1, item n°4)
"La
maîtrise des maladies infectieuse"[423]
Colloque
anticipation, détection et réponse aux risques infectieux émergents
en France
Communications orales du.24 avril 2007. Maison de la Chimie, Paris.
Changements
climatiques, maladies infectieuses et allergiques. Rodhain F. Institut
Pasteur, Paris 2003 [501].
Climate
Change and Human Health: Risks and Responses. WHO 2003 [623].
Dernière mise à jour : le 23 08 2008