Prévention des morsures de tiques [248] :

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Classés dans les cosmétiques, les insecticides sont dispensés de dossier d'AMM
(Autorisation de Mise sur le Marché).
En conséquence, peu de tests d'efficacité ont été réalisés
jusqu'à présent.

Cet état de fait devrait prendre fin en 2008, avec l'application de la nouvelle
législation
européenne sur les biocides.


Un certain nombre de répulsifs peut cependant être utilisé pour limiter le nombre de morsures de tiques.
Ces substances chimiques insectifuges repoussent les insectes, ou les empêchent de piquer.
Leur efficacité sur les tiques n'est que partielle.
Il est nécessaire de répéter leur application selon les indications du fabricant, et de respecter
les contre-indications (ne pas appliquer sur les muqueuses, précautions chez l'enfant
et la femme enceinte).

Il faut notamment éviter les applications sur les mains, que les enfants portent fréquemment à la bouche...

Aucune molécule n'est recommandée par l'AFSSAPS avant 30 mois.

L'efficacité relative de ces produits ne dispense en aucune manière de respecter les précautions
d'usage, à commencer par l'éviction des morsures de tiques et le port de vêtements adaptés.
De retour à la maison, l'auto-examen demeure indispensable.


Les produits de synthèse

Ce sont de loin les plus efficaces.

Cinq principes actifs sont disponibles :

Principe actif

Nom commercial

DEET (Diéthylméthylbenzamide)*

Insect Ecran, Prévipiq

35/35

Cinq sur cinq, Pré-Butix, Moustifluid, Mousticologne

KBR 3023 (Bayrepel)

Autan, Bayrepel

EDH (Ethyl-hexanediol)

Insect Ecran Enfant, Mousticologne

DMP (Diméthylphtalate)

Mousticrème

* Attention le DEET dégrade les plastiques, en outre il devient attractif pour les arthropodes lorsque sa concetration diminue !


Les produits naturels


sont d'efficacité moindre (plus faible pouvoir répulsif que les produits de synthèse et
durée d'action limitée à moins de 90 minutes). De plus, ils ne sont pas totalement dénués
d'effets secondaires, à type de photosensibilisation ou d'allergie.
Le plus connu est l'huile essentielle de citronelle,
d'autres peuvent être utilisés, comme l'huile de neem, l'huile de soja ou le quwenling.
L'acide dodécanoïque (DDA) ou acide laurique, est un acide gras saturé contenu dans
l'huile de coprah, il est supposé avoir des propriétés antimicrobiennes et serait très efficace contre I. ricinus [687].


Les produits d'imprégnation

Ce sont des produits répulsifs utilisés pour imprégner les tissus (vêtements ou moustiquaires).
Certains ont un effet knock down, neutralisant immédiatement les arthropodes.
Pour les vêtements on utilise essentiellement la perméthrine (Insect Ecran vêtements ou Moustifluid lotion).
Cet insecticide est utilisé par l'armée, pour lutter contre les moustiques en zone impaludée,
et aussi contre les Dermacentor sp
avec succès.
Ce produit résiste au lavage, son efficacité persiste de 6 à 12 mois. Mais une réimprégnation des textiles est
conseillée tous les 6 mois, ou après lavage au savon (en respectant les conseils du fabricant). Toujours sur la face extérieure,
car il faut éviter le contact avec la peau !

Différents autres produits sont commercialisés en France :
à base de perméthrine (Pharma Voyage, Modul-Aid, Mousticologne)
à base de deltaméthrine (K-Othrine, Cinq sur cinq).



Dernière mise à jour : le 04 06 2009

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