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La tularémie est une maladie infectieuse aiguë
que l'on croyait limitée à l'hémisphère nord jusqu'à
sa découverte en Australie en 2003. Elle possède un spectre
d'hôtes très large : c'est la zoonose capable d'infecter la plus
grande diversité d'espèces animales. Sa transmission peut emprunter
nombre de voies différentes : transmission directe par contact avec
un animal malade, transmission indirecte par l'entremise de vecteurs (insectes
ou acariens) ou d'un environnement contaminé (eau, aliments, sol et
aérosols contaminés), et même la voie iatrogène...
L'agent de la maladie est un petit cocco bacille aérobie : Francisella
tularensis, il est contracté le plus souvent par contact direct
avec un animal infecté. Dans trois quarts des cas l'infection
fait suite à un contact direct avec un lièvre (principal réservoir
de la maladie les lagomorphes et les rongeurs).
De 30 à 70 cas étaient signalés annuellement en France
jusqu'à 2006, mais depuis 2007 un "excès" de cas est
observé par les autorités sanitaires, sans qu'il n'ait été
possible jusqu'à présent d'en déterminer la cause précise.
Depuis le 11 septembre 2001, nul ne l'ignore, Francisella tularensis est
considérée comme une arme biologique potentielle, car elle se
dissémine aisément et provoque de nombreux décès,
particulièrement par voie respiratoire.
C'est probablement en partie ce risque qui a relancé l'étude
du genre, avec à la clé de "nouvelles espèces"
telles que F. philomiragia, F. noatunensis, F. asiatica ...
La maladie a été décrite pour la première
fois en 1911 par McCoy, sur des écureuils du comté de Tulare
(Californie). La bactérie devait être isolée l'année
suivante chez un patient souffrant d'unedeer flyfever, sous le
nom de Bacterium tularense. En 1921, Francis décrit précisément
la maladie sous le nom de tularémie, mais différents synonymes
persistent: "rabbit fever", "hare fever", "deerfly
fever", "lemming fever", maladie de Ohara, maladie de Francis,
et encore bien d'autres
[214].
En 1924, Parker, Spencer et Francis isolent la bactérie chez Dermacentor
andersoni et démontrent le rôle des tiques dans la transmission
de la bactérie. Dès 1929, Parker montre qu'il existe une transmission
transovarienne de la bactérie, établissant ainsi le rôle
des tiques en tant que réservoir de la maladie.
En France, la répartition saisonnière des cas
de tularémie montre principalement un pic hivernal de novembre à
février. Cependant, la survenue des cas humains ne suit pas totalement
celle des cas animaux et le contact avec un lièvre n'est pas toujours
retrouvé.
La plupart des malades concernés appartient au groupe III des zoonoses
de l'OMS, ce qui suggère une possible transmission par morsure de tique.
Hypothèse renforcée par les travaux de G Girard (1949), HH Mollaret
(1974) et de A Raynaud (1991) [269].
Réservoir
Francisella tularensis a été isolée chez de très
nombreuses espèces animales :
190 espèces de mammifères, 25 d'oiseaux, 3 d'amphibiens et 88
espèces d'invertébrés.
En France, le réservoir serait
constitué à 95 % par le lièvre.
La sensibilité des animaux varie selon les espèces,
mais grosso modo, il est possible de distinguer 3 groupes [291]:

Le
groupe 1 se compose des animaux les plus réceptifs à la
maladie : la plupart des espèces de rongeurs et des lagomorphes. Généralement
ces animaux sont atteints de formes septicémiques et meurent dans les
1 à 2 semaines. La maladie pourrait d'ailleurs constituer un des facteurs
de régulation de leurs populations. Les micromammifères représentent
la principale source d'infection des arthropodes, des autres animaux, de l'environnement
et de l'Homme.

Le
groupe 2 est constitué par d'autres espèces rongeurs et
d'oiseaux, par les ovins, les bovins et les chiens. Ces animaux sont très
sensibles à la maladie, mais en meurent rarement. Aux États-Unis,
les moutons sont souvent contaminés par les tiques et représentent
une source de contamination humaine importante.

Le
groupe 3 est constitué de carnivores qui nécessitent une
dose infectante élevée pour développer occasionnellement
une maladie patente. Le renard, le chat, le sanglier, les mustélidés,
consomment beaucoup de charognes, ils sont fréquemment porteurs de
la bactérie, mais ne semblent pas en souffrir ; de même que certains
oiseaux comme les faisans (qui consomment aussi des micro-mammifères)
[54]. Ces espèces sont considérées comme des
vecteurs passifs qui ne développent que rarement une forme clinique.
Vecteurs et réservoir
De nombreux arthropodes s'avèrent porteurs de la bactérie :
puces (qui l'excrètent dans leurs déjections), poux, punaises,
moustiques, taons (par transmission mécanique), araignées et
surtout des tiques qui ont la capacité de maintenir longtemps la bactérie
dans le milieu naturel [753,1001,1002,1140].
Ces dernières jouent à la fois le rôle de vecteur et celui
de réservoir, puisque la transmission transovarienne de Francisella
tularensis est reconnue [55], même si elle ne porte que
sur un très faible pourcentage de tiques (C. Pérez-Eid ). De
nombreuses espèces de tiques sont ainsi capables d'entretenir l'infection
de façon pérenne : Amblyomma, Dermacentor, Haemaphysalis,
Ixodes, Ornithodoros. Le degré d'infestation serait 2
fois plus important chez les Dermacentor reticulatus [270],
certaines études donnent même un taux d'infestation de 2,6% contre
0,2% pour I. ricinus [691,692]. La bactérie est présente
dans les fèces et le liquide coxal, mais surtout dans les glandes salivaires;
cette présence dans la salive, lui permet d'être injectée
rapidement lors de la morsure, sans nécessiter de temps de fixation
prolongé de la tique. Des co-infections ont été décrites,
notamment avec Borrelia burgdorferi sl [214], d'autres sont
possibles, notamment avec Coxiella burnetii [294].
En raison de l'émergence de la tularémie en Espagne en 1997,
le Portugal surveille sa zone frontalière à risque. Il a organisé
une surveillance séro-épidémiologique des personnes à
risque, associée à une recherche d'ADN chez les tiques. Cette
surveillance objective la présence de la bactérie dans le pays
avec une prévalence de la maladie de 3,8% dans le groupe étudié,
dont un cas actif. Le taux de prévalence chez D. reticulatus est
à 1,3% [437].
On peut légitimement s'interroger : Les animaux du groupe1, très
sensibles à la maladie, ne jouent-ils pas plutôt un rôle
d'hôtes amplificateurs que celui de réservoir de la maladie?
Les animaux du groupe 2 et des tiques ne contribuent-ils pas à contaminer
davantage d'humains ?
Sources de contamination
L'environnement se fait contaminer essentiellement par les déjections
de rongeurs. Francisella tularensis est alors capable de se maintenir
durablement par des températures inférieures à 0°C
: jusqu'à 9 mois dans l'eau, la boue, sur les végétaux,
6 mois au moins dans les cadavres d'animaux morts de tularémie. Au-delà
de + 5°C, F. tularensis ne persiste que quelques jours. La présence
prolongée de la bactérie dans l'eau et la boue, pourrait être
liée à sa survie à l'intérieur de protozoaires
aquatiques, tels que les amibes [215].
Pour l'instant aucun cas de contamination interhumaine n'a été
décrit de façon formelle, mais ce risque est très probable
: on sait que la contamination par Francisella tularensis est possible
suite au contact avec une plaie souillée, à lexposition
à du sang ou à des produits biologiques contaminés. En
conséquence, le personnel soignant doit prendre toutes les précautions
dhygiène nécessaires lors des soins aux patients atteints
de tularémie.
Modes de contamination
Comme les animaux, l'homme se contamine en pénétrant dans les
foyers naturels de tularémie. Les modes de contamination diffèrent
en fonction des portes d'entrées de l'agent pathogène :
La
voie de contamination la plus fréquente est cutanéo-muqueuse
: le germe pénètre à la faveur d'une brèche cutanée,
ou même en traversant directement la peau saine, comme Ohara l'a démontré
expérimentalement. Ce type de contamination se produit généralement
au contact de cadavres ou d'objets contaminés;
il peut aussi survenir suite à la griffure ou la morsure d'un animal
porteur de l'agent infectieux. Les chasseurs, et leurs femmes souvent chargées
du dépeçage, y sont particulièrement exposés.
Les muqueuses, conjonctivales ou pharyngée, peuvent constituer une
porte d'entrée à l'occasion de projections ou d'une immersion
dans un milieu contaminé.
La
contamination digestive peut être la conséquence de la consommation
d'eau contaminée ou de viande insuffisamment cuite, des cas familiaux
peuvent alors être observés. Des cas ont également été
publiés suite à la consommation de lait ou de jus de pomme artisanal.
La
contamination par inhalation d'aérosols est provoquée par la
manipulation d'animaux ou de produits contaminés (fourrure, laine,
litière, graines
).
Elle peut aussi survenir à l'occasion de travaux de jardinage sur un
terrain contaminé par des animaux ou des arthropodes (tonte de pelouse,
débroussaillage). Ce mode de contamination est régulièrement
décrit aux États-Unis où l'on considère que l'infection
résulte d'une souche plus virulente de F. tularensis biovar.
tularensis (type A) qui occasionne souvent des formes pulmonaires aiguës
sévères [991,993]. Toutefois deux premiers cas de
pneumopathie tularémique ont été publiés à
ce propos en France en 2002 [216], d'autres cas pourraient suivre
: avec respectivement 534 et 507 cas, les épidémies espagnoles
de 1997 et 2007 présentaient tous les critères d'une contamination
par aérosols [584]. Onze chasseurs sur 39 ont aussi été
infectés dans une baraque de chasse, par l'inhation de gouttelettes
contaminées disséminées dans un périmètre
de 5 mètres autour de lièvres éviscérés
[829].
La
contamination vectorielle indirecte ne peut plus être ignorée
non plus. Contamination mécanique, par effet seringue, occasionnée
par des insectes dérangés durant leur repas sur des animaux
porteurs (taons, stomoxes
).
Et surtout, contamination vectorielle vraie, occasionnée
par la morsure de tiques.
Aux
États-Unis, les tiques sont reconnues comme étant le principal
facteur de transmission de la tularémie; dans certains États,
comme l'Arkansas, elles occasionnent plus de la moitié des cas humains.
Dans ce pays, la maladie présente deux pics d'activité, l'un
en rapport avec la chasse, l'autre avec la période d'activité
des tiques.
En
France, la période de prédilection de la maladie se situe en
automne-hiver, en même temps que la saison de chasse. Cependant des
cas estivaux affectent essentiellement les personnes exposées aux morsures
de tiques, et une demi douzaine de cas humains a été
publiée concernant essentiellement des Dermacentor sp. [217,
218] .
Enfin
il est nécessaire de rappeler que le personnel de laboratoire est exposé
à un risque professionnel, tant par inhalation, que par contact cutanéo-muqueux
(manipulation de cultures, blessure par matériel souillé, projection
de substances contaminées).
Des
cas d'infection de patients ont été publiés après
transplantation pulmonaire [992], après transplantation
de rein [575] et de moelle osseuse [576,577], le risque
transfusionnel demeure pour l'instant théorique [994].
Voir la page Transplantation
et transfusion
Cas répertoriés
De
20 à 70 cas de tularémie sont déclarés chaque
année en France, 80 % des cas sont répertoriés dans les
foyers endémiques du nord-est et du centre du pays [56].
Des poussées épidémiques se produisent tous les 3 ou
4 ans, au moment où des pics de populations de micro-mammifères
sont enregistrés. La première épidémie a été
observée en Lorraine (80 cas durant l'hiver 1949-1950). Un excès
de cas humains est observé depuis 2007, sans pouvoir préciser
si ce phénomène est lié à l'émergence d'une
nouvelle souche bactérienne, à la pullulation des lièvres
ou à des circonstances particulières [1111,1112].
Si l'on fait abstraction du personnel de laboratoire et des consommateurs
de viande insuffisamment cuite, les chasseurs et les personnes exposées
au contact des animaux représentent l'essentiel de la population à
risque [218].
Trente cas par an, environ, ont été déclarés
en France de 2003 à 2005. Le diagnostic de la maladie a généralement
été posé assez tardivement, en raison de la rareté
de la maladie dans le pays [525]. L"excès de cas"
observé depuis 2007, se traduit notamment par 144 cas humains
durant l'hiver 2007/200, et 51 cas identifiés
par le réseau SAGIR chez des lièvres du secteur de Habarcq (Pas-de-Calais)
en mars 2011.
Données épidémiologiques de la tularémie
(InVS
2003-2010) MAJ 03 05 2011
Excès
de cas humains et animaux de tularémie en France au cours de l'hiver
2007-2008, émergence ou phénomène isolé ?
[1111].
Outbreak
of tularaemia in brown hares (Lepus europaeus) in France, January to March
2011. [1112].
L'étude
de l'ARNr 16S montre que le genre Francisella appartient à
la subdivision gamma des Proteobacteria et qu'il est relativement proche des
genres Wolbachia, Coxiella et Legionella [219,
220]. Francisella tularensis est un petit cocco bacille aérobie
non mobile, non sporulé, Gram-négatif de 0,2 à 1,7 µm
de longueur sur 0,2 à 0,7 µm de diamètre, qui pénètre
dans les organismes par inoculation, ingestion ou contamination en provoquant
des formes cliniques différant au gré des portes d'entrée.
La taxonomie du genre Francisella est complexe, elle a changé
à de fréquentes reprises et risque de continuer à être
modifiée dans les années à venir avec la description
de nouvelles espèces [1121]. Avec la découverte
de souches F. tularensis-like en Australie, Thaïlande et Asie
du sud-est on sait maintenant que l'aire de répartition du complexe
Francisella est plus étendue qu'on ne le supposait précédemment.
À l'heure actuelle la nomenclature reconnaît quatre espèces
valides qui descendent probablement d'un ancêtre commun : F. tularensis,
F. novicida, F. noatunensis et F. philomiragia.
Francisella tularensis biovar tularensis et biovar holarctica
occasionnent la grande majorité des atteintes cliniques.
Francisella
tularensis biovar tularensis (syn. nearctica ou type
A de la classification de Jellison) est retrouvé exclusivement en
Amérique, c'est le plus virulent. Toutefois, en 1998, curieusement,
Gurycova rapporte l'isolement de 17 souches à partir d'arthropodes
collectés en Slovaquie.
Francisella tularensis biovar holarctica (syn.
palearctica ou type B) est présent en Amérique, en Europe
et en Asie. Il est transmis par les rongeurs, et occasionne des infections
ulcéro-ganglionnaires plus ou moins graves. La phylogéographie
du biovar holarctica montre que les souches européennes se
répartissent en 2 groupes bien distincts. Le groupe B13 se répartit
dans le centre et l'est de l'Europe, son étude permet d'identifier
différents sous-groupes régionaux, et donc de retrouver l'origine
des bactéries dans le cas où elles seraient retrouvées
ailleurs, que ce mouvement quil soit accidentel ou volontaire (bio-terrorisme)
[1139].
Francisella tularensis biovar mediasiatica a
été décrite plus récemment.
Dix à 50 bactéries de type A suffisent à provoquer
une infection cliniquement exprimée. La dose nécessaire pour
provoquer une infection par Francisella tularensis biovar holarctica
ou biovar mediasiatica est beaucoup plus importante, de l'ordre de 107
bactéries.
F.
novicida demeure malgré tout considée par la plupart
des auteurs comme la quatrième sous espèce de F. tularensis
(F. tularensis subsp. novicida)], car elle partage de
nombreuses similarités et une forte réaction sérologique
croisée avec F. tularensis [1105], B Huber
et al. viennent d'ailleurs tout juste de la replacer au rang de sous
espèce [1120] !
F. noatunensis
a été décrite dans la maladie granulomateuse des
poissons (isolée de morues d'élevage Gadus morhua).
F.
philomiragia est un petit cocco bacille halophile doté de
nombre de formes sphériques bizarres, elle se cultive beaucoup plus
facilement que F. tularensis, sur la plupart des milieux dusage
courant à 25 °C. La bactérie a été décrite
en 1969 sous le nom de Yersinia philomiragia (souche isolée
en 1959 chez un rat musqué Ondatra ziberthica) avant d'être
déplacé dans le genre Francisella par DG Hollis en
1989, suite à l'étude de 14 cas cliniques humains. F. philomiragia
est un germe opportuniste, moins virulent que F. tularensis, rarement
isolé mais occasionnant des granulomatoses chroniques sévères,
surtout chez des patients immunocompromis et les victimes de noyade
[1106,1107].
Deux
nouvelles espèces ont été décrites depuis 2009
:
- Francisella asiatica sp. nov. isolée chez un poisson de
la famille des Cichlidae (Oreochromis sp.).
- Francisella hispaniensis sp. nov., isolée du sang humain.
Immunologie
F. tularensis, comme Brucella ou Legionella, est une bactérie
à développement à la fois intra et extracellulaire. De
ce fait, l'immunité à médiation cellulaire tient une
place de choix, contrairement aux infections par bactéries extracellulaires
pour lesquelles le système de défense spécifique est
représenté par l'immunité humorale.
Physiopathologie
F.
tularensis a développé des moyens pour contourner les mécanismes
d'immunité et faciliter sa survie intracellulaire en prévenant
la fusion phagolysosomale. On ignore encore le mécanisme précis
de cette stratégie, mais il semble lié à l'acquisition
de gènes autorisant l'expression de la protéine FPI (Francisella
pathogenicity island protein PdpD), ce qui évoque un système
de sécrétion VI (SST6 ou T6SS pour "type VI secretion system")
[940,941-943].
L'échappement du phagosome lui permet de passer dans le cytoplasme,
à l'abri des mécanismes bactéricides cellulaires ; elle
se multiplie alors, jusqu'à ce que la mort cellulaire la dissémine
vers d'autres cellules.
On ne connaît pas davantage les interactions Francisella/arthropodes et leur rôle dans l'adapation de l'agent pathogène aux mammifères. L'absence de bactérie au niveau des glandes salivaires des tiques a fait évoquer une inoculation mécanique par les fécès contaminés par le biais de blessures cutanées. L'étude d'un modèle arthropode (Drosophila melanogaster) montre que F. tularensis infecte les cellules de l'hémolymphe comme cela a été observé chez les tiques. La formation d'un phagosome dans les cellules d'arthropodes est similaire à celle obsevée chez les mammifères [1021].
Comme
Francisella tularensis survit chez les arthropodes, les amibes et les
mammifères avec une alternance de phases intracellulaires et extracellulaires,
Zarrella TM et al. sont partis de l'hypothèse qu'elle y exprimait
des phénotypes différents. Ils l'ont viennent de le démontrer
in vitro, chez la souris la bactérie est capable de s'adapter
à sa phase extracellulaire. Ces changements dans l'interface hôte-pathogène
ont des répercussions profondes sur la pathogenèse et sur le
développement d'un futur vaccin [1109,1110].
Cette bactérie intracellulaire possède un tropisme d'organe
portant pour le derme et le système réticulo-histiocytaire.
Après pénétration cutanéo-muqueuse, elle se multiplie
localement avant de gagner les ganglions lymphatiques qui drainent la zone
infectée. Elle provoque alors des adénites qui peuvent s'abcéder.
Le relai ganglionnaire franchi, la bactérie passe dans le sang et essaime
dans la rate et le foie où elle se multiplie.
La tularémie possède une symptomatologie clinique qui varie au gré des portes d'entrée de l'agent pathogène . Avant l'ère de l'antibiothérapie, la mortalité des formes américaines atteignait 10 à 30 %, elle est maintenant nulle en cas de diagnostic précoce, et de 7% dans les formes à diagnostic tardif. Les formes européennes sont heureusement moins sévères, avec une mortalité inférieure à 1 % [221, 222, 223].
L'incubation dure généralement de 3 à 5 jours, mais elle peut varier en fonction des portes d'entrée. Brutalement, le patient présente une fièvre ondulante importante, voisinant avec les 40 °C, associée à des frissons, des céphalées, des nausées ou vomissements et un état de prostration. Puis il se plaint de faiblesse extrême, de frissons et de sueurs profuses.
Un
à deux jours plus tard, les premiers symptômes, avec une papule
qui apparaît au point d'inoculation et va rapidement s'ulcérer.
L'ulcération est généralement isolée, sauf en
ce qui concerne la bouche et l'il, mais un seul il est habituellement
atteint. Des lésions cutanées non spécifiques sont observées
dans 8 à 35 % des cas (éuptions maculeuse ou vésiculo-papuleuse
diffuses, érythème noueux ou polymorphe, lésions acnéiformes
ou urticariennes). L'érythème noueux est souvent associé
à la forme respiratoire [1115]. La revue bibliographique
montre aussi que certaines lésions cutanées initiales peuvent
aisément être confondues avec une infection à Herpesvirus
[530].
Les adénopathies satellites évoluent parallèlement :
d'abord douloureuses, elles s'indurent puis suppurent. Au cinquième
jour, le patient peut présenter des signes de pneumonie atypique ou
des signes neurologiques. Une éruption morbilliforme peut apparaître
à tout moment de l'évolution de la maladie. Non traitée,
la fièvre de la tularémie reste élevée pendant
3 à 4 semaines avant de baisser en lysis. L'infection confère
une immunité durable, mais il existe cependant des cas de réinfection
authentifiés [57].
Les formes cliniques dépendent étroitement
de la porte d'entrée du germe [224, 225] :
Forme ulcéro-ganglionnaire. Les adénopathies
sont le plus souvent axillaires, quelquefois épitrochléennes,
entourées d'une péri-adénite, associées à
une ulcération cutanée douloureuse et suintante de la main.
Le diagnostic est plus facile qu'en présence de lésions identiques
occasionnées par la morsure de tique. Les lésions peuvent alors
siéger au niveau du membre inférieur, du cou, du dos
L'adénopathie
se situant alors sur le territoire de drainage de la lésion. L'évolution
spontanée conduit à la fistulisation de l'adénopathie.
Les formes ganglionnaires pures sont dépourvues de lésion
initiale. Deux présentations
ganglionnaires inhabituelles de tularémie ont été décrites
en mars 2008, après morsure de tique [524].
Forme pharyngo- ou tonsillo-ganglionnaire (forme angineuse
de Lavergne). La clinique simule fréquemment une angine de Vincent
ou une MNI. La contamination est généralement alimentaire, les
enfants sont le plus souvent touchés et des cas familiaux sont possibles.
Forme oculo-ganglionnaire (syndrome oculo-ganglionnaire
de Parinaud) [814].
Elle entraîne une conjonctivite purulente unilatérale très
douloureuse ; accompagnée par des adénopathies prétragiennes
et sous-maxillaires. Un syndrome de Parinaud peut également être
rencontré lors de bartonelloses,
pathologies potentiellement transmises par les tiques.
Forme fébrile pure ou pseudo-typhoïde
comporte fièvre et douleurs abdominales. Des formes rapidement mortelles
sont rapportées, et les localisations pulmonaires secondaires sont
fréquentes.
Forme respiratoire (ou maladie des trieurs
de laine, exceptionnelle en France). Elle est consécutive à
une dissémination par voie hématogène, ou par inhalation
de particules infectées. L'auscultation pulmonaire est généralement
pauvre et la radiographie pulmonaire montre une pneumonie atypique. Le pronostic
vital peut être menacé par la survenue d'un syndrome de détresse
respiratoire aiguë [991,992].
Manifestations particulières.
Selon l'âge Chez l'enfant, fièvre, pharyngite,
hépatomégalie et signes généraux sont plus fréquents
que chez l'adulte.
Selon l'intensité. Les formes de gravité
exceptionnelle sont liées à la dissémination septicémique
de la bactérie. De nombreuses atteintes sont possibles : hépatite,
néphrite, péricardite, méningite et méningo-encéphalite,
syndrome de Guillain Barré, ostéomyélite, érythème
noueux
Les comorbidités et retards de diagnostic constituent
des facteurs aggravants. Des formes inapparentes sont régulièrement
découvertes lors d'enquêtes séro-épidémiologiques
dans les zones épidémiques.
|
Résumé Tularémie : Formes
cliniques, porte d'entrée et symptômes
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Forme clinique
fréquence des cas |
Porte d'entrée
|
symptômes
|
||
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Ulcéro-ganglionnaire |
Cutanéo-muqueuse
Manipulation de carcasses,
piqûred'arthropodes contaminés. |
Ulcération au site d'infection
suivie d'adénopathies loco-régionales douloureuses. |
||
|
Ganglionnaire pure
2 % |
Absence d'ulcération
|
|||
|
Pharyngo- ou tonsillo-ganglionnaire
(forme angineuse de Lavergne). |
Digestive (Aliments,
eau),
voire inhalation. |
Simule angine de
Vincent / MNI. |
||
|
Oculo-ganglionnaire
(s. oculo-ganglionnaire de Parinaud) 3 % [814]. |
Muqueuse.
Contamination directe dans l'oeil. |
Conjonctivite
purulente unilatérale très douloureuse, adénopathies
prétragiennes et sous-maxillaires.
|
||
|
Fébrile pure ou
pseudo-typhoïde 8 % |
?
|
Fièvre et douleurs abdominales.
Formes rapidement mortelles Localisations pulmonaires secondaires fréquentes. |
||
|
Respiratoire
( maladie des trieurs de laine, exceptionnelle en France). |
Inhalation de
particules infectées dissémination par voie hématogène.
|
RP
: pneumonie atypique.
Pronostic vital menacé par la survenue d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë [991,992]. |
||
Infections à Francisella philomiragia
Une vingtaine infections humaines a jusqu'à présent été
étudiée [1105, 1116] :
Parmi les 14 cas publiés par DG Hollis en 1989, 12 avaient des antécédents
médicaux (5 présentaient une granulomatose chronique, 5
avaient échappé à une noyade, 2 souffraient d'un syndrome
myéloprolifératif), 2 seulement n'avaient aucun terrain pathologique
connu.
Sur les 12 dossiers cliniques exploitables, l'infection s'était traduite
par une pneumonie (5 cas), une fièvre nue (5 cas); une méningite
et une péritonite ont aussi été observées.
La bactérie a été isolée 9 fois dans le sang,
3 fois dans les poumons ou la plèvre, 1 fois dans le LCR et 1 fois
dans le liquide péritonéal [1105].
Le danois immunodéprimé, de 24 ans, avait pris des bains de
mer en Turquie avant de s'infecter puis de décéder de son infection
[ 1116].
Infections
à Francisella novocida
Les quelques cas cliniques décrits évoquent pour la plupart
une maladie pauci-symptomatique ayant tendance à affecter essentiellement
des patients immunodéprimés et à se chroniciser. Sa discrétion
pourrait être à l'origine d'une importante sous-évaluation
de l'incidence réelle [1117].
Deux cas d'infection ont été observés par DG Hollis aux
États-Unis [1105] :
L'un chez un homme de 26 ans présentant une adénopathie cervicale
depuis 3 semaines, sans anomalie à la biologie. La biopsie a révélé
un tissu nécrotique granulomateux, la mise en culture a détecté
F. novocida. Le patient placé sous doxycycline pendant 15 jours
a guéri sans séquelles.
L'autre chez un homme de 52 ans alcoolique ou l'hémoculture a détecté
la bactérie alors qu'il présentait une fièvre depuis
3 jours (39,7 °C), associée à importante une baisse de l'état
général, une hépatomégalie, des signes digestifs
et une perturbation du bilan hépatique. Le patient placé sous
cefoxitine a pu quitter l'hôpital dès le sixième jour.
Un cas paucisymptomatique a été publié en Australie chez
un homme de 53 ans qui s'était blessé dans des eaux saumâtres.
Ce cas illustre la nécessité d'outils moléculaires pour parvenir au diagnostic
; la discrétion du tableau clinique suggère que de nombreux
cas doivent rester ignorés [1108]. Un autre cas survenu
en Arizona chez un garçon de 15 ans met en évidence lui aussi
la discrétion relative de la symptomatologie [1118]. En
Thaïlande par contre, une femme de 37 ans sous chimiothérapie
anticancéreuse est décédée après un retard
de prise en charge dû à la méconnaissance de cette bactérie
dans le pays [1119].
La notion de sujet à risque et la clinique sont souvent
évocatrices de la maladie.
En l'absence de cette notion, les formes pulmonaires ou pseudo-typhiques sont
d'un diagnostic difficile. L'hémogramme est le plus souvent normal,
sauf dans les formes graves où une leucocytose avec polynucléose
neutrophile peut être observée. La vitesse de sédimentation
est habituellement normale, les enzymes hépatiques et CPK légèrement
augmentés, pouvant égarer le diagnostic vers "les nouvelles
rickettsioses".
L'intradermo-réaction à la tularine serait également
assez spécifique, se positivant dès le cinquième jour,
mais la tularine a été supprimée de la pharmacopée
française.
L'isolement du germe à partir du sang, des exsudats, des suppurations
ganglionnaires, voire des expectorations permet le diagnostic positif. Cependant
le diagnostic bactériologique reste délicat en raison des exigences
de croissance du germe, en outre le clinicien doit expressément indiquer
qu'il recherche une tularémie (Fiche
de renseignements cliniques).
La
sérologie (macroagglutination en tubes) se positive après le
dixième jour, le taux croissant des anticorps confirme le diagnostic.
Il est connu de longue date qu'il existe des réactions croisées
faibles entre Francisella, Brucella et à un moindre degré
Yersinia enterocolitica. Une évaluation des réactions
croisées est donc hautement souhaitable.
Il faut tenir compte du délai d'appartition des anticorps et inciter
à réaliser des sérologies tardives; les sérologies
faiblement positives à Francisella, Brucella ou Yersinia
doivent aussi inciter à pratiquer des sérologies complémentaires.
Le Western Blot peut mettre en évidence les protéines 17kDa
et 43 kDa qui sont spécifiques de F. tularensis.
Le diagnostic par PCR est sensible et spécifique (gène codant
la protéine de 17kDa).
L'identification rapide de l'espèce responsable est néanmoins
importante en cas d'épidémie, autant pour les cliniciens que
pour les autorités sanitaires.
Une
procédure fiable et rapide existe maintenant qui permet une différenciation
rapide entre les espèces et sous-espèces de Francisella
par hybridation in situ en fluorescence du 23S rRNA (FISH). Il
s'agit d'une technique de biologie moléculaire qui utilise des sondes
marquées fluorescentes, sur des coupes en microscopie et en imagerie
moléculaire [1106].
Définition de cas :
Cas certain
- tableau clinique évocateur ET
- sérologie positive avec un titre supérieur ou égal
à 50, OU
- isolement de F. tularensis à partir de prélèvements
cliniques.
Cas probable
- tableau clinique évocateur ET
- sérologie avec un titre compris entre 20 et 50, OU
- avec un lien épidémiologique avec un cas confirmé
Centre
National de Référence pour Francisella
Pour être efficace au stade suppuratif, le traitement
doit faire appel à l'association doxycycline (ou minocycline) et aminoside
(gentamycine, kanamycine). L'utilisation isolée de bactériostatiques
(cyclines, phénicolés, ou macrolides qui connaissent de nombreuses
bactéries résistantes) expose à de multiples rechutes.
L'association à la streptomycine (0.5g IM toutes les 12 heures) est
possible ou bien streptomycine seule à 1 ou 2 g/jour chez l'adulte
(60 mg/kg/jour chez l'enfant) pendant 20 jours [58]. Le traitement
prolongé par quinolones pendant 15 jours a donné d'excellents
résultats (ciprofloxacine). L'Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé préconise la ciprofloxacine,
l'ofloxacine ou la lévofloxacine, comme traitement de première
intention (voir la Fiche
thérapeutique n° 4 Tularémie).
NB Les céphalosporines de troisième génération,
actives in vitro, ne sont pas efficaces in vivo.
Le traitement local des ulcérations par pansement humide, le drainage
chirurgical et antibiothérapie locale sont quelquefois nécessaires
lors des prises en charge tardives.
Pour les atteintes oculaires, si les compresses chaudes et les lunettes noires
ne suffisent pas, le soulagement peut être obtenu par homatropine collyre
à 1% à raison de 6 instillations par jour. Les céphalées
cèdent bien à la codéine [59].
L'étendue du réservoir est telle qu'il est difficile d'envisager une prévention très efficace, néanmoins plusieurs mesures sont de nature à limiter le risque :
À titre individuel :
La
déclaration obligatoire (DO) de la tularémie était
supprimée depuis 1986. Cependant, le décret n° 2002-1089
du 7 août 2002, relatif au signalement et à la notification obligatoire
des cas humains de tularémie paru au Journal officiel du 11 août
2002, a remis en place le signalement en urgence : " Tout docteur
en médecine ou tout biologiste responsable d'un laboratoire ayant connaissance
d'un cas, doit le signaler sans délai au médecin inspecteur
de santé publique (MISP) de la DDASS concernée, par téléphone
ou par télécopie (ou tout autre moyen jugé pertinent).
Lors du signalement, le MISP veillera à rechercher auprès du
déclarant s'il existe des indices pouvant faire évoquer une
origine malveillante à l'infection. Dans ce cas, il est nécessaire
de saisir le procureur de la République [227]".
L'arrêté
du 10 février 2003, paru au Journal Officiel du 25 février,
relatif à la déclaration obligatoire des maladies infectieuses
(DO), précise le modèle de fiche sur laquelle la notification
doit être effectuée.
Documents disponibles en ligne :
Fiche de DO imprimable
Surveillance
de la tularémie
ainsi que Cas
groupés de tularémie, Vendée 2004.

Pour plus d'information, on se rapportera au
Cahier de formation Biologie Médicale n° 40 de Bioforma. Chapitre
I. Francisella
tularensis et tularémie. J Vaissaire & A Le Coustumier [494].
WHO
Guidelines on Tularaemia
La
tularémie, sous toutes ses formes cliniques, est inscrite au tableau
des maladies professionnelles sous le numéro 68 pour le régime
général, et sous le numéro 7 pour le régime
agricole. Le groupe à risque est constitué par les chasseurs,
les gardes-chasse, les forestiers, les agriculteurs, ainsi que les bouchers,
cuisiniers, employés de laboratoire et toutes personnes manipulant,
vendant ou transportant des léporidés, des rongeurs, des animaux
à fourrure ou des peaux.
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Malveillance et bio-terrorisme [222]
Retour
vers Fièvre Q
Après
l'utilisation du gaz sarin le 20 mars 1995 à Tokyo, les attentats du
11 septembre 2001 à New-York, puis l'envoi postal de spores militarisées
de Bacillus anthracis aux États-Unis, le Monde a pleinement
pris conscience du risque que présente le terrorisme NRBC.
De nombreuses souches bactériennes ou virales pourraient être
utilisées en tant qu'armes biologiques
F. tularensis,
particulièrement le biovar tularensis, représente un
des agents biologiques les plus "intéressants" à militariser
[944] : en raison de son aérosolisation possible, de son
incubation brève et de sa mortalité élevée. Le
danger présenté par son utilisation n'est sans aucun doute pas
de nature à intimider les kamikazes [228, 229]
.
Son emploi
pourrait être envisagé aussi pour contaminer les réseaux
d'alimentation d'eau et les aliments, mais la dissémination par aérosol
est le scénario le plus probable, car elle permet d'obtenir un maximum
de victimes. Selon un rapport de l'OMS en 1969, 50 kg de F tularensis
dispersés sur une zone urbaine de 5 millions d'habitants pourraient
entraîner 250 000 cas, dont 19 000 morts. On suspecte d'ailleurs
les soviétiques d'avoir utilisé ce procédé en
1942 durant la bataille de Stalingrad (30 000 soldats Allemands ont été
contaminés, avant que ne se déclenche une épidémie
de plus de 100 000 cas dans la population et les troupes soviétiques).
Une attaque bio-terroriste n'est envisageable qu'en milieu urbain, là
où la population est suffisamment importante ; les souches militarisées
ont une incubation courte de 3 à 5 jours et le diagnostic de la maladie,
hors du contexte d'exposition, est particulièrement difficile. L'effondrement
de l''Union soviétique a entraîné le décret de
1992 où Boris Yeltsin a aboli la recherche et le développement
en matière darmes biologiques offensives. Lexistence misérable
de lécrasante majorité
des chercheurs pourrait avoir favorisé une fuite des technologies et
du matériel issus de lancien programme [833]
Cette menace ne doit donc pas être sous-estimée, même si F. tularensis n'était pas initialement concernée par le plan Biotox. Comme l'indique l'InVS, les mesures de protection de la population civile doivent être renforcées. À cette fin les médecins doivent connaître les scénarios pouvant faire évoquer une malveillance ou une attaque bioterroriste par Francisella tularensis en France, car comme l'indique K. Alibek " La première chose à faire pour trouver le moyen de nous préserver, est de comprendre que ce sont les armes bactériologiques, et comment elles fonctionnent " [229, 230].

Les risques NRBC, Savoir pour agir recense les différents risques
connus dans les domaines nucléaire, radiologique, biologique et chimique.
Il aborde chaque thème d'une façon globale et préconise
les techniques particulières dans la prise en charge et le traitement
de chaque risque.
Pour en savoir plus ...
Arbre décisionnel proposé par l'InVS
Centre National de Référence pour Francisella
AFSSAPS
Biotox/Piratox dernière mise à jour le11 04 05
Parmi ces affirmations, quelles sont celles qui sont exactes ?
Réponse :
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Quelles sont les formes cliniques de la tularémie ?
Cliquez
ici pour la réponse
1.
La manipulation des animaux ne doit jamais se faire sans gants.
2. Le gibier, oiseau ou mammifère, ne doit être consommé
que bien cuit.
3. Même les végétaux et leau peuvent être
contaminants.
4. Les mesures de protection contre les morsures de tiques sont indispensables.Il
seffectue en recherchant des hématozoaires intra-érythrocytaires
non pigmentés
sur
frottis sanguin.
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Quelles sont les mesures de prophylaxie ?
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Dernière mise à jour : le 19 12 2011
Remerciements à C. Tram et à A. Le Coustumier